6 à 12 mois pour poser les bonnes fondations de votre réussite
La décision est prise. Vous entrez dans le parcours pré-opératoire. Et vous découvrez que ce n’est pas « juste » une opération qu’on programme pour dans quelques semaines.
C’est 6 à 12 mois d’attente, de rendez-vous médicaux, de bilans, d’évaluations. Des rendez-vous chez le chirurgien, le psychologue, la diététicienne, le cardiologue, le pneumologue, l’anesthésiste… Une vraie course d’obstacles administrative et médicale.
Et au milieu de tout ça, vous vous posez mille questions :
« Pourquoi c’est si long ? »
« Est-ce que je vais tenir pendant tous ces mois ? »
« Comment je fais pour changer mes habitudes maintenant alors que je ne suis pas encore opéré(e) ? »
« Et si au final ils me disent que je ne suis pas éligible ? »
Respirez. Vous êtes exactement là où il faut.
Cette phase de préparation n’est pas une perte de temps. Au contraire : c’est la phase la plus importante de tout votre parcours. C’est là que se joue votre réussite future.
Parce que les personnes qui réussissent leur chirurgie bariatrique sur le long terme, ce ne sont pas celles qui ont eu la meilleure technique chirurgicale. Ce sont celles qui se sont le mieux préparées.
🤔 Vous êtes dans cette phase si…
- Vous avez pris votre décision de vous faire opérer et vous êtes inscrit(e) dans le parcours bariatrique
- Vous multipliez les rendez-vous médicaux obligatoires (chirurgien, psychologue, diététicienne, bilans…)
- Vous attendez la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui va valider votre opération
- Vous commencez à modifier vos habitudes alimentaires avant même l’intervention
- Vous oscillez entre l’excitation et l’angoisse en pensant au « jour J »
- Vous avez l’impression de ne pas avancer assez vite ou de stagner dans votre préparation
- Vous vous demandez si vous allez « réussir l’examen » devant les médecins
- Vous avez peur d’être recalé(e) ou que l’opération soit reportée
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces points, alors vous êtes en pleine phase de préparation. Et c’est le moment de construire les fondations solides de votre future réussite.
⏱️ Pourquoi 6 à 12 mois de préparation ? (Et pourquoi c’est une bonne chose)
Je sais, vous avez envie que ça aille vite. Vous êtes motivé(e), vous êtes prêt(e), alors pourquoi attendre si longtemps ?
Parce que statistiquement, les patients qui se préparent moins de 6 mois ont 2 fois plus de risques d’échec à long terme.
Cette période de préparation, ce n’est pas de la bureaucratie pour vous embêter. C’est pour :
🔍 1. Vérifier que vous êtes éligible médicalement
Tous les bilans servent à s’assurer que :
- Vous n’avez pas de contre-indication à l’anesthésie ou à la chirurgie
- Votre cœur, vos poumons, votre foie, vos reins peuvent supporter l’opération
- Il n’y a pas de pathologie non diagnostiquée (diabète non traité, apnée du sommeil sévère…)
- Vous n’avez pas de trouble du comportement alimentaire grave (anorexie, boulimie active)
🧠 2. Évaluer votre préparation psychologique
Le psychologue va chercher à comprendre :
- Votre histoire avec le poids, les régimes, la nourriture
- Vos motivations profondes (pourquoi maintenant ? pour vous ou pour les autres ?)
- Votre compréhension des enjeux (savez-vous ce qui vous attend après ?)
- Votre capacité à gérer les émotions autrement que par la nourriture
- Votre entourage et votre soutien social
Ce n’est pas pour vous juger. C’est pour identifier les zones de fragilité et vous aider à les travailler AVANT l’opération.
🍽️ 3. Commencer à modifier vos comportements alimentaires
La diététicienne va vous accompagner pour :
- Identifier vos habitudes alimentaires actuelles (grignotages, horaires, quantités…)
- Comprendre vos déclencheurs (stress, ennui, émotions…)
- Commencer à ralentir pendant les repas, mâcher davantage
- Réduire progressivement les quantités (pour préparer votre estomac)
- Équilibrer votre alimentation (moins de sucres rapides, plus de protéines…)
Plus vous commencez tôt, plus ce sera facile après l’opération.
💪 4. Prouver votre engagement
L’équipe médicale veut s’assurer que vous êtes vraiment prêt(e) à :
- Suivre les recommandations (RDV, prise de vitamines à vie, alimentation adaptée…)
- Accepter les contraintes (manger lentement, mastiquer, petites portions…)
- Vous engager dans un suivi à vie (oui, à vie, pas juste 6 mois)
Si vous n’arrivez déjà pas à venir aux RDV pendant la préparation, comment voulez-vous tenir après l’opération ? C’est un test de votre motivation.
Bref : ces 6 à 12 mois, ce n’est pas du temps perdu. C’est du temps INVESTI dans votre réussite future.
❓ Les questions que vous vous posez pendant cette phase
« Comment tenir pendant tous ces mois d’attente ? »
L’attente, c’est difficile. Vous êtes motivé(e) maintenant, vous avez pris votre décision, et on vous demande de patienter 6, 8, 10 mois…
Voici comment transformer cette attente en force :
- Fixez-vous des objectifs intermédiaires : « D’ici mon prochain RDV avec la diététicienne, je vais arrêter de grignoter entre 16h et 18h »
- Tenez un journal alimentaire : notez ce que vous mangez, quand, et surtout POURQUOI (faim ? ennui ? stress ?)
- Rejoignez un groupe de soutien : parlez avec d’autres personnes en parcours, échangez vos difficultés
- Faites-vous accompagner : par un(e) psychologue spécialisé(e), une infirmière en ETP comme moi, pour travailler en profondeur sur votre relation à la nourriture
Plus vous travaillez maintenant, plus ce sera facile après. Profitez de cette période pour poser les bonnes fondations.
« Je dois perdre du poids AVANT l’opération ? »
Ça dépend des équipes chirurgicales. Certaines le demandent (5 à 10% du poids initial), d’autres non.
Pourquoi certaines équipes le demandent ?
- Pour réduire la graisse autour du foie (facilite l’intervention chirurgicale)
- Pour tester votre engagement et votre capacité à modifier vos habitudes
- Pour réduire les risques opératoires chez les patients avec IMC > 50
Mais attention : on ne vous demande PAS de faire un régime drastique. On vous demande de commencer à changer vos comportements alimentaires. Nuance.
Si vous perdez un peu de poids pendant cette période, tant mieux. Si vous n’en perdez pas mais que vous avez commencé à modifier vos habitudes (arrêt du grignotage, meilleure mastication, écoute de la satiété…), c’est déjà une grande victoire.
« Le psychologue va-t-il me recaler ? »
C’est une peur très fréquente. Beaucoup de patients arrivent en consultation psy en se disant « il ne faut surtout pas que je dise ça, sinon je vais être recalé(e) ».
Soyons clairs :
Le psychologue n’est pas là pour vous recaler par plaisir. Il est là pour s’assurer que :
- Vous comprenez bien ce qui vous attend
- Vous avez des attentes réalistes (pas « je vais faire du 36 » mais « je vais retrouver ma mobilité »)
- Vous n’êtes pas en dépression sévère non traitée ou en pleine crise psychologique
- Vous n’avez pas de trouble du comportement alimentaire actif qui nécessite d’être pris en charge AVANT l’opération
Si le psychologue émet un avis défavorable ou demande un report, ce n’est pas pour vous punir. C’est pour vous protéger. Parce qu’opérer quelqu’un qui n’est pas prêt psychologiquement, c’est le condamner à l’échec.
Alors oui, soyez honnête. Parlez de vos difficultés, de vos peurs, de vos craquages. C’est comme ça qu’on pourra vous aider.
« J’ai peur de l’anesthésie, de l’opération, des complications… C’est normal ? »
Complètement normal. Vous allez vous faire ouvrir le ventre, on va toucher à votre estomac, vous allez être endormi(e)… C’est flippant.
Voici quelques chiffres pour vous rassurer :
- La mortalité de la chirurgie bariatrique est < 0,5% (moins qu’une opération de la vésicule)
- Les complications graves touchent environ 2 à 5% des patients
- Plus de 95% des opérations se passent très bien
Mais surtout :
Il faut mettre en balance le risque de l’opération VS le risque de l’obésité sur votre santé à long terme (diabète, hypertension, apnée du sommeil, problèmes cardiaques, articulaires…). Le risque de ne PAS se faire opérer est souvent bien plus élevé.
Et si cette peur vous paralyse, parlez-en. Au chirurgien, à l’anesthésiste, au psychologue, ou à moi. On est là pour vous rassurer et répondre à toutes vos questions.
« Et si je craque pendant la préparation ? Si je ne suis pas à la hauteur ? »
Vous allez craquer. Oui, je vous le dis cash. Il y aura des moments où vous allez grignoter, où vous allez manger émotionnellement, où vous allez avoir l’impression de régresser.
Et c’est normal.
Vous êtes en train de changer des comportements ancrés depuis des années, voire des décennies. Ça ne se fait pas en un claquement de doigts.
Ce qui compte, ce n’est pas de ne jamais craquer. C’est de :
- Comprendre POURQUOI vous avez craqué (stress ? émotion ? situation particulière ?)
- Ne pas culpabiliser (la culpabilité entraîne souvent un nouveau craquage)
- Repartir du bon pied au repas suivant (pas besoin de « compenser » ou de se priver après)
- En parler avec votre diététicienne, votre psychologue, ou dans votre accompagnement
Les craquages ne sont pas des échecs. Ce sont des opportunités d’apprentissage.
✨ Comment bien se préparer pendant ces 6-12 mois ?
📅 1. Soyez assidu(e) aux rendez-vous
Je sais, c’est contraignant. Chirurgien, psychologue, diététicienne, cardiologue, pneumologue, anesthésiste, bilans sanguins, échographies…
Mais chaque RDV compte. Si vous manquez un rendez-vous, cela peut retarder toute votre procédure. Et surtout, cela envoie un signal négatif à l’équipe médicale sur votre engagement.
Conseil : Notez tous vos RDV dans un agenda dédié, mettez des rappels sur votre téléphone.
🧠 2. Travaillez sur votre relation à la nourriture DÈS MAINTENANT
Ne vous dites pas « j’attendrai après l’opération pour changer ». C’est une erreur.
Commencez maintenant à :
- Manger lentement : posez votre fourchette entre chaque bouchée, prenez au moins 20-30 minutes par repas
- Mâcher davantage : 20 à 30 fois chaque bouchée (ça paraît énorme mais c’est essentiel après l’opération)
- Identifier vos émotions : avant de manger, demandez-vous « est-ce que j’ai vraiment faim, ou est-ce que c’est autre chose ? »
- Arrêter le grignotage : surtout entre 16h et 20h, c’est souvent la période la plus difficile
- Réduire les sodas et le sucre : vous ne pourrez plus en consommer après, alors autant commencer à vous déshabituer
💪 3. Bougez (même un peu)
On ne vous demande pas de devenir un(e) athlète. Mais bouger un peu plus va vous aider à :
- Améliorer votre condition physique avant l’opération
- Récupérer plus vite après l’intervention
- Limiter la fonte musculaire pendant la perte de poids
- Gérer votre stress et vos émotions autrement que par la nourriture
Commencez petit : 10 minutes de marche par jour, puis 15, puis 20… L’important, c’est la régularité, pas l’intensité.
🗣️ 4. Parlez-en autour de vous (ou pas)
Certaines personnes ont besoin de parler de leur parcours à tout le monde. D’autres préfèrent rester discrets.
Les deux approches sont valables.
Mais ce qui est important, c’est d’avoir au moins une ou deux personnes de confiance avec qui vous pouvez parler de vos doutes, vos peurs, vos difficultés.
Ça peut être votre conjoint(e), un(e) ami(e), un membre de votre famille, quelqu’un qui vous soutient sans vous juger.
📚 5. Informez-vous (mais pas trop)
Il est normal de vouloir s’informer. Lire des témoignages, regarder des vidéos, poser des questions sur des forums…
Mais attention :
- Les forums regorgent d’histoires d’horreur (parce que les gens qui vont bien ne passent pas leur temps à écrire sur les forums)
- Chaque parcours est différent : ce qui est arrivé à untel ne vous arrivera pas forcément
- Trop d’informations peut créer de l’anxiété plutôt que de rassurer
Mon conseil : Limitez-vous à des sources fiables (sites officiels, témoignages positifs ET négatifs, avis de professionnels). Et surtout, posez vos questions directement à votre équipe médicale.
🤝 Comment je vous accompagne pendant cette phase de préparation
Cette phase, c’est celle où je peux faire la plus grosse différence dans votre parcours.
Parce que l’équipe médicale hospitalière, aussi compétente soit-elle, n’a pas le temps de vous suivre au quotidien. Les RDV avec la diététicienne, c’est une fois tous les 2-3 mois. Le psy, c’est 2-3 séances sur 6 mois. Le chirurgien, vous le voyez 10 minutes.
Mais au quotidien, qui est là pour vous ?
📞 Un suivi régulier et personnalisé
On se voit toutes les 2 semaines, ou toutes les semaines si besoin. En visio ou en présentiel. Pour faire le point sur :
- Vos avancées
- Vos difficultés
- Vos craquages (et pourquoi ils ont eu lieu)
- Vos stratégies pour les prochaines semaines
Vous n’êtes pas seul(e) entre deux RDV médicaux.
🧠 Un travail en profondeur sur votre relation à la nourriture
On ne se contente pas de vous dire « mangez moins de sucre ». On creuse :
- Pourquoi vous mangez quand vous n’avez pas faim
- Quelles émotions vous cherchez à combler par la nourriture
- Quels déclencheurs vous poussent à grignoter ou à craquer
- Comment gérer ces émotions autrement (respiration, relaxation, activités alternatives…)
Parce que si on ne traite pas la cause, le symptôme reviendra après l’opération.
🎯 Des objectifs concrets et atteignables
On ne va pas vous demander de tout changer d’un coup. On y va pas à pas :
- Semaine 1-2 : On arrête le grignotage entre 17h et 19h
- Semaine 3-4 : On ralentit pendant les repas (poser la fourchette)
- Semaine 5-6 : On travaille sur la mastication
- Semaine 7-8 : On identifie les situations à risque et on met en place des stratégies
- Etc.
Petit pas par petit pas, on construit des habitudes durables.
📋 Un soutien pour les RDV médicaux
Vous avez des questions à poser au chirurgien mais vous avez peur d’oublier ? On prépare ensemble.
Vous êtes stressé(e) avant le RDV psy ? On en parle, je vous rassure.
Vous ne comprenez pas ce que la diététicienne vous a dit ? On décrypte ensemble.
Je fais le lien entre vous et l’équipe médicale. Je traduis, j’explique, je rassure.
💪 Une préparation mentale à l’opération
On anticipe ensemble :
- Le jour J : comment ça va se passer, à quoi s’attendre
- Les premiers jours post-op : alimentation liquide, sensations, douleurs
- Les premières semaines : phase mixée, adaptation progressive
- Les premiers mois : gestion des émotions, éviter la reprise de poids
Vous arriverez le jour de l’opération en étant mentalement prêt(e). Pas juste « motivé(e) », mais vraiment prêt(e).
💬 Témoignage
« Les 8 mois de préparation avant mon opération, je les ai d’abord vécus comme une contrainte. Tous ces RDV, toutes ces questions, j’avais juste envie qu’on m’opère et qu’on en finisse. Mais grâce à l’accompagnement de Marine, j’ai compris que c’était le moment le plus important. On a travaillé sur mon grignotage émotionnel, sur mes crises de stress où je me jetais sur le chocolat. J’ai appris à identifier quand j’avais vraiment faim et quand c’était juste mes émotions qui parlaient. Le jour de mon opération, j’étais sereine. Et 18 mois après, j’ai perdu 42 kg et je ne les ai pas repris. Parce que j’avais travaillé en amont. »— Nathalie, 38 ans, sleeve gastrique, -42 kg
✅ Checklist : Êtes-vous prêt(e) pour l’opération ?
Voici les signes que vous êtes sur la bonne voie :
- Vous avez fait tous les RDV médicaux obligatoires
- Vous comprenez pourquoi vous mangez (faim réelle, émotions, habitudes…)
- Vous avez commencé à ralentir pendant les repas
- Vous mâchez davantage qu’avant
- Vous avez réduit (ou arrêté) le grignotage entre les repas
- Vous avez identifié vos déclencheurs émotionnels
- Vous avez des stratégies pour gérer les moments difficiles (autres que manger)
- Vous savez à quoi vous attendre après l’opération (phase liquide, mixée, solide…)
- Vous avez réfléchi à votre organisation post-op (qui va vous aider ? comment gérer le quotidien ?)
- Vous vous sentez mentalement prêt(e) (excité(e) et un peu stressé(e), c’est normal !)
Si vous cochez au moins 7 de ces cases, vous êtes sur la bonne voie.
Si vous en cochez moins de 5, on a du travail à faire ensemble !
🚀 Vous voulez maximiser vos chances de réussite ?
Ne traversez pas cette phase de préparation seul(e). C’est le moment où tout se joue.
Je vous propose un accompagnement personnalisé pendant toute votre préparation, avec des séances régulières pour travailler en profondeur sur votre relation à la nourriture, vos émotions, vos comportements.
Première consultation offerte de 30 minutes pour faire connaissance et voir si mon accompagnement peut vous aider.
